Nous avons affaire à des brins de largeur moyenne (un peu plus larges et plus clairs que pour le Dunhill originel) formant une combinaison de différents virginie, dans une palette de teintes allant du marron clair au marron foncé. À froid, à l'ouverture de la boîte, on respire un discret parfum de pâte de coing, de pomme très mûre, preuve que les virginie ont pris le temps de maturer — ou qu'un légère substance liquide a pu être ajouté.
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À gauche, le Shakespeare; à droite, l'ancien Ye Olde Signe |
À l'allumage, une saveur fruitée, presque sucrée, est perçue. Puis, rapidement, c'est la montée en puissance. Ce mélange de virginie n'est pas doux, il est robuste, goûtu comme disent les Normands, sans pour autant devenir ni piquant ni agressif.
La combustion se faisant facilement, il est possible de se contenter de tirer à petites bouffées bien espacées. Suffisantes pour maintenir le feu, elles permettent de fumer à température relativement basse et de laisser se développer les arômes naturels, toujours mieux révélés quand le tabac brûle lentement. Une fumée légère accompagne la dégustation.
Plus corsé que la moyenne des virginias et un peu plus fort que le Ye Olde Signe dont il est un substitut, le Shakespeare est intense, relativement riche en nicotine. Un rien le ferait basculer dans l'excès. Mais une bonne maîtrise de sa combustion laisse de côté le caractère sauvage pour révéler ce qui n'est au fond qu'une forte personnalité.
3 commentaires :
Une belle surprise. Merci Nicolas. Où trouver ce tabac en Belgique.
En allant... en Allemagne ;)
L'Allemagne fabrique et vend les tabacs Mc Connell.
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